Quels sont les caractéristiques et avantages nutritionnels des groupes alimentaires

La matière organique est composée de particules animales ou végétales. Elle représente l’ensemble de la biomasse, morte (nécromasse) et vivante, et est indispensable au recyclage des écosystèmes. Nous vous invitons à découvrir le classement et la composition de cette matière qui nous est vitale.

Les groupes d’aliments sont ordonnés selon le rôle exercé sur le corps

Les aliments fonctionnels – fruits et légumes - apportent des fibres, des minéraux et des vitamines. Ils protègent l’organisme et sont nécessaires à son fonctionnement.

Les aliments bâtisseurs – féculents, viandes, poissons, œufs – servent au développement de l’ossature et de la masse musculaire.

Les aliments énergétiques – produits céréaliers, produits sucrés et matières grasses – fournissent l’énergie aux cellules de l’organisme, ainsi que des substances de réserve.

L’eau n’est pas considérée comme un aliment, mais elle est un élément vital et appartient au groupe des boissons.

Les aliments sont classés par groupes

Les aliments sont classés en sept groupes, déterminés par la teneur en nutriments (protéines, lipides, glucides), minéraux (fer, calcium, magnésium...) et vitamines (liposolubles : A, D, E, K et hydrosolubles : B, C...).

Fruits et légumes

Les fruits et légumes

Les fruits et légumes occupent un rôle fonctionnel, mais peu énergétique. Ils apportent du fructose, un sucre simple qui équivaut énergétiquement au glucose. Les fruits et les légumes sont particulièrement riches en eau qui représente jusqu’à 95 % de leur poids.

Les fruits et légumes sont également classés par famille botanique.

Ils sont très importants, car apportent des éléments que notre organisme ne sait pas fabriquer.

Au-delà de leurs bienfaits pour l'homme, les fruits et légumes sont des acteurs majeurs du lombricompostage. Leur haute teneur en eau et leur structure organique tendre facilitent le travail de décomposition des vers. Ils constituent une source d'hydratation naturelle pour le bac, tout en fournissant l'énergie nécessaire au développement rapide de la population de lombrics.

La connaissance des familles botaniques est ici essentielle : chaque famille (Brassicacées, Cucurbitacées, Solanacées, etc.) possède des vitesses de dégradation différentes. Varier ces familles dans vos apports garantit un équilibre nutritionnel optimal pour les vers et permet d'obtenir un compost final d'une grande richesse minérale.

  • Les fibres

    Les fibres dynamisent le développement de la flore intestinale et facilitent le transit. Elles ne sont pas digérées, mais protègent l’organisme des agressions, réduisent l’absorption des graisses et limitent le taux de sucre dans le sang.

    Quelques-uns des fruits et légumes les plus riches en fibres sont les suivants : choux, navets, artichauts, salsifis, poireaux, fenouil, céleri, pommes, cassis, fraise, goyaves, mûres, framboises, groseilles, pruneaux, prunes, abricots, noix de coco, amandes, noix, raisins secs, noisettes, cacahuètes, dattes et figues.

  • Les minéraux

    Le potassium et le sodium permettent une bonne répartition de l’eau dans l’organisme. Le magnésium équilibre le système nerveux et le rythme cardiaque. Le calcium sert à construire l’ossature, même s’il est moins présent dans les fruits et légumes que dans les produits laitiers.

  • Les vitamines

    La vitamine C stimule le système immunitaire, permet l’assimilation du fer et opère une action antioxydante.

    Le béta-carotène protège les tissus par son action antioxydante.

    La vitamine B9 de l’acide folique exerce un rôle fondamental dans le métabolisme des protéines et du matériel génétique.

Viandes, poissons et oeufs

Les viandes, poissons et oeufs

Les viandes, poissons et œufs sont prisés pour leurs apports en protéines, mais ils contiennent aussi des minéraux et vitamines. Ce sont des aliments bâtisseurs essentiels, notamment durant la puberté pour assurer le développement de la masse osseuse.

Dans une démarche d'antigaspillage, la priorité reste la lutte contre la surconsommation afin de limiter la production de ces déchets à la source. Toutefois, lorsque ces restes sont inévitables, il est déconseillé de les introduire dans un lombricomposteur d'appartement. Leur dégradation lente en milieu confiné risque de provoquer des nuisances olfactives et d'attirer des indésirables.

Pour recycler ces matières animales, le compostage classique de jardin ou collectif est à privilégier. Même dans ce cas, l'apport doit être rigoureusement maîtrisé et intégré en petites doses. Une quantité excessive pourrait déséquilibrer le processus, tandis qu'un dosage raisonné permettra une transformation efficace en un terreau riche, sans perturber l'écosystème du composteur.

Adopter ces réflexes de consommation et de tri permet de réduire drastiquement le volume de nos poubelles tout en respectant les capacités de recyclage de chaque système.

  • Les nutriments

    Les protéines font partie des nutriments. Elles sont constituées d’acides aminés qui permettent la construction et le renouvellement des organes vitaux et des tissus, notamment les muscles.

    Les lipides qui composent les matières grasses procurent l’énergie.

  • Les minéraux

    Le fer permet de fabriquer l’hémoglobine et la myoglobine qui transportent et stockent l’oxygène. Le fer d’origine animale s’assimile deux fois et demie plus facilement que le fer d’origine végétale.

    Le zinc renforce le système immunitaire et opère un rôle antioxydant.

    Le sélénium a, lui aussi, un rôle antioxydant, essentiel pour la protection contre le vieillissement.

  • Les vitamines

    Les vitamines présentes sont les suivantes : B, E, K.

Les féculents

Les féculents

Les féculents sont les pommes de terre, les céréales, le pain et les légumes secs... Ils représentent notre première source d’énergie et devraient représenter la moitié de notre ration alimentaire quotidienne.

Dans une optique de consommation responsable, il est préférable de privilégier les céréales complètes et de cuisiner les justes quantités pour éviter les restes de pain ou de pâtes. Si toutefois des surplus apparaissent, ils doivent être introduits avec parcimonie dans le lombricomposteur. Ces matières très riches en carbone et en sucres complexes peuvent, en trop grande quantité, s'agglomérer, s'acidifier et ralentir le travail des vers.

Pour un recyclage optimal, veillez à bien fragmenter les morceaux de pain sec et à mélanger les féculents cuits avec des matières plus aérées comme du carton ou des feuilles mortes. Cette précaution permet de maintenir une bonne oxygénation du bac et d'éviter les fermentations indésirables, garantissant ainsi un environnement sain pour votre population de lombrics.

  • Les fibres

    Les fibres - notamment dans les produits non raffinés et céréales complètes - procurent l’effet de satiété et participent à la régulation du transit intestinal.

  • Les minéraux

    On trouve principalement le magnésium qui équilibre le système nerveux et régularise le rythme cardiaque.

  • Les vitamines

    On recense la vitamine E et B. Elles sont plus ou moins présentes en fonction du raffinage des aliments.

  • Les nutriments

    On recense des glucides complexes. Le glucose, provenant de la dégradation de l’amidon, est notre première source d’énergie. Il est distribué progressivement dans l’organisme et assure la satiété. Il est indispensable pour les activités physiques, mais aussi mentales.

    Les protéines végétales sont moins présentes que celle de la viande.

Les produits laitiers

Les produits laitiers

Les produits laitiers apportent la plus grande diversité d’éléments.

Malgré leur richesse nutritionnelle pour l'homme, les produits laitiers n'ont absolument aucun intérêt pour le lombricompostage. Contrairement aux épluchures de légumes, le lait, le fromage ou les yaourts ne constituent pas une nourriture saine pour les vers et peuvent rapidement déséquilibrer l'écosystème de votre bac.

Leur introduction est d'ailleurs fortement déconseillée car ces produits gras et protéinés fermentent de manière anaérobie, dégageant des odeurs de putréfaction particulièrement tenaces. En plus de créer un environnement acide et toxique pour les lombrics, ils risquent d'attirer des nuisibles et de favoriser le développement de moisissures indésirables en milieu intérieur.

Dans une logique de réduction des déchets, la meilleure solution reste la gestion des stocks en amont pour éviter d'avoir à jeter ces denrées. Si toutefois vous avez des surplus laitiers, tournez-vous vers des filières de valorisation spécifiques ou, à défaut, un composteur de jardin bien aéré où ils seront dilués avec une grande quantité de matières brunes, mais gardez-les toujours à distance de vos bacs à vers.

  • Les nutriments

    Leurs protéines aident à la construction et au renouvellement des organes vitaux et des tissus. Les lipides des produits laitiers se décomposent en acides gras saturés, acides gras mono-insaturés et acides gras poly-insaturés qui s’équilibrent entre eux.

  • Les minéraux

    Le calcium aide à la constitution du squelette et des dents. Le phosphore est un constituant des cellules. Il favorise le stockage de l’énergie.

  • Les vitamines

    On trouve la vitamine A, indispensable pour la croissance, la vue et le renouvellement de la peau ;
    la vitamine D qui est un outil pour utiliser le calcium par l’organisme ;
    et les vitamines du groupe B dont les richesses dépendent de la quantité de matière grasses.

Les matières grasses

Les matières grasses

Les matières grasses regroupent le beurre, la crème fraîche, les huiles et les margarines.

Dans une démarche d'antigaspillage, il est conseillé de doser précisément ces produits lors de la cuisine pour limiter les restes d'huiles de friture ou de sauces grasses. En effet, ces matières sont totalement proscrites du lombricomposteur : les lipides créent une pellicule imperméable autour des déchets et sur la peau des vers, ce qui les empêche de respirer et peut provoquer une asphyxie rapide de toute la colonie.

De plus, l'accumulation de graisses dans un bac à compost freine la décomposition des autres matières et génère des odeurs rances persistantes. Si vous avez des surplus d'huiles ou de graisses alimentaires, la solution la plus écologique reste de les collecter dans des contenants dédiés pour les apporter en déchetterie, où elles pourront être transformées en biocarburant.

  • Les nutriments

    Les lipides se décomposent en acides gras - saturés, mono-insaturés et poly-insaturés - et constituent une réserve d’énergie. Ils ralentissent la digestion et transportent les vitamines liposolubles.

  • Les vitamines

    On retrouve les vitamines A, D, E et K.

Les sucres

Les sucres

Les produits sucrés regroupent le chocolat, miel, confiture, viennoiserie, pâte à tartiner... Ils sont souvent très riches en matières grasses.

Dans une optique d'antigaspillage, ces produits de plaisir doivent être consommés avec modération pour limiter les surplus. Si toutefois vous avez des restes, soyez très vigilants : le sucre pur est un puissant attracteur pour les fourmis et les moucherons. Bien que les vers apprécient l'apport énergétique du glucose, une concentration trop élevée de sucre dans le lombricomposteur peut provoquer une fermentation alcoolique rapide, rendant le milieu acide et dangereux pour les habitants du bac.

Pour recycler ces matières sans risque, il est préférable de ne les introduire qu'en quantités infimes et de les enfouir profondément sous une couche de matière carbonée (carton, papier). En cas de doute ou de quantités importantes, privilégiez le compostage classique extérieur qui tolère mieux ces apports, ou cherchez des astuces de cuisine "zéro déchet" pour transformer vos viennoiseries rassis ou vos fonds de pots de confiture avant qu'ils ne deviennent des déchets.

  • Les nutriments

    Les glucides simples constituent une source d’énergie, grâce au glucose, combustible de toutes les cellules de notre corps, notamment pour le cerveau.

La boisson

La boisson

L’eau est vitale, car notre corps en est constitué à hauteur de 60 à 70 %. Il faut toujours compenser les pertes permanentes, car la déshydratation entraîne des troubles fonctionnels de l’organisme. Il ne faut donc pas attendre d’avoir soif pour boire.

Les pertes s’opèrent par voie cutanée avec la sudation, par voie respiratoire et par les pertes urinaires et fécales.

Dans l'écosystème du lombricompostage, l'eau joue un rôle tout aussi fondamental. Les vers de terre respirent à travers leur peau, qui doit impérativement rester humide pour permettre les échanges gazeux. Un bac trop sec devient rapidement un environnement mortel pour vos alliés recycleurs. Il est donc essentiel de surveiller le taux d'humidité, qui doit idéalement ressembler à celui d'une éponge essorée, afin de garantir leur survie et l'efficacité de la décomposition.

À l'inverse, une gestion raisonnée de l'apport en eau permet d'éviter la production excessive de lixiviat, ce "thé de vers" très concentré. En veillant à ne pas trop humidifier le bac manuellement et en comptant sur l'eau naturellement présente dans les épluchures, on maintient un équilibre parfait. Cette vigilance limite le gaspillage de la ressource tout en optimisant la transformation des déchets en un engrais liquide précieux pour vos plantes.

La composition physico-chimique de la paroi

La paroi cellulaire qui entoure les cellules végétales procure leur soutien structurel et les protège. Elle permet aussi les échanges entre la cellule et son environnement. Elle agit comme un filtre et régule le passage de l’eau.

Les plantes et les bactéries possèdent des parois différemment constituées.

La paroi des plantes terrestres est majoritairement constituée d’un glucide de grande taille – la cellulose – tandis que celle des algues est composée de polysaccharides, glycoprotéines et acide silicique. Les champignons se distinguent avec une paroi en chitine.

La conservation

les lombrics du lombricomposteur

Moisissures, bactéries et recyclage naturel

Les aliments se dégradent au contact de l’air et de l’humidité. Avec le temps, ils se couvrent de moisissures qui sont de minuscules champignons qui se nourrissent de l’aliment, ainsi que de levures qui sont aussi des champignons qui, eux, provoquent la fermentation en colonisant l’aliment.

La dégradation organique est due aux bactéries. Ces microorganismes évoluent différemment selon l’environnement – oxygénation, humidité, température… - mais, à terme, ils se chargent de décomposer toute matière organique et de la recycler pour la nature, notamment en la transformant en humus et en compost qui servent à fertiliser les sols et à nourrir les cultures.